Gouffre de la Cornelle de la Bauche

Participants : Melissa, Damien, Xavier, Antoine, Vincent, David et Fabien

Lieu : Billiat (Ain)

Date : 21/03/2026

T.P.S.T : 10h

Ecrit par : Melissa

Rendez-vous à 7h20 sur Vienne, tandis que les experts en localisation de grottes regardent par où passer et où se garer, les autres chargent les affaires dans les voitures puis nous partons en direction du Gouffre de la Cornelle de la Bauche. Fabien monte avec David et nous retrouvons dans la voiture de Vincent : Damien, Xavier, Antoine et Mélissa. Après une pause toilettes, une autre pause boulangerie et presque 2h de route, nous arrivons devant une grange dont le sympathique propriétaire accepte que nous nous garions devant chez lui, tant mieux ça nous raccourcit la marche d’approche!

Marche d’approche qui se passe sous un grand ciel bleu fraîchement accompagné de névés et lourdement avec les kits bien remplis! Une fois arrivés à l’entrée du gouffre nous retrouvons Fabien et Xavier qui étaient partis en avance pour commencer à équiper la cavité. David en profite pour expliquer les bases de l’équipement à Mélissa tandis que Vincent et Antoine s’éclipsent pour aller voir un panorama sur le Mont Blanc, manqué pour ce dernier, mais ils ne sont pas revenus bredouille car ils sont en bonne compagnie de 2 borders collies affectueux (Antoine a faillis re partir avec l’un d’eux) qui nous encouragent pour commencer notre expédition!

Nous entamons alors la descente fractionnée de ces quelques 200m de puits, dans la fraîcheur de cette fin de mois de mars. Nous rencontrons dans notre parcours plusieurs chauves-souris sur les parois, auxquelles nous faisons attention pour ne pas les toucher. Notre expert Vincent nous informe que les parois des premiers puits que nous descendons, nous racontent un passé paléo-tropical. En effet, on y retrouve des gastéropodes du genre Nerinea. Ce sont des coraux branchus en forme de nids d’abeilles qui vivaient dans un lagon protégé par une barrière coralligène.

Après quelques puits, une petite pause s’impose pour Mélissa pendant l’apprentissage du nœud papillon, utile pour les mains courantes, afin de mettre un pull. Manque de vigilance, Mélissa fait tomber sa coudière dans une étroiture et alors qu’elle se voyait déjà devoir passer une commande, David lui propose de descendre pour voir si la coudière est atteignable. Histoire de se réchauffer après avoir mis le pull, Mélissa descend donc pour récupérer sa coudière du bout du pied! David l’aide à remonter puis la progression continue. Nous arrivons ensuite sur le P30, puis un P50, l’occasion pour nous d’utiliser notre nouvelle corde de 100m.

Un premier petit point chaud est fait avant le P50 ? Et un deuxième pendant que nous cassons la croûte. Fabien continue d’équiper pendant que le reste de l’équipe mange. Un pâté de sanglier sera à l’honneur de notre repas pour nous redonner la force de ce qui nous attend ensuite! Bien évidemment, un bout de pâté sera gardé pour que notre équipeur en tête puisse le goûter plus tard. Une fois réchauffés et les forces reprises, nous descendons encore un peu jusqu’à ce que nous n’ayons plus d’équipement. Nous devons être aux alentours de -200m, une grande première pour Mélissa!

Antoine se propose pour déséquiper avec Xavier et Antoine ?, Fabien repasse donc en tête suivis de Mélissa, Damien, Vincent.

Doucement mais sûrement la première partie de l’équipe ressort de la cavité aux alentours de 19h30, entame un retour vers les voitures pendant que les déséquipeurs finissent de remonter.

De retour aux voitures, une nouvelle aventure commence : Thierry, le monsieur de la Grange, nous propose de venir nous réchauffer un peu chez lui et c’est avec plaisir que nous acceptons! Ce monsieur aux 12 vies, nous accueille chaleureusement et nous change même le menu! Damien avait préparé des pommes de terre bouillis pour manger avec du camembert fondu. Au grand dam de Thierry qui vient de Normandie (ou de la drôme ?) on ne mange pas de camembert fondu avec des patates! Ni une ni deux, nous voilà à manger autour de sa grande table une grande tartiflette réconfortante.

Ce monsieur plein d’histoires à repris les travaux de cette grange qui compte pour lui comme une œuvre d’art, comme un tableau, à finir. Après avoir discuté et découvert d’autres spécialités de la maison, nous reprenons le chemin du retour. Mais, l’histoire ne s’arrête toujours pas là. Nous pensons que Antoine avait envie de regoûter un peu aux spécialités de Thierry, c’est pourquoi après une petite heure de route, à l’entrée du péage, dans l’équipe de la voiture de Vincent, une phrase retentit :

- “Ma veste….”

Un petit blanc s’installe, puis nous savons qu’il faut faire demi tour pour aller faire un dernier au revoir à Thierry et récupérer la veste d’Antoine qui contient toutes ses clefs.

L’équipe de Vincent arrivera sur Vienne aux alentours de 2h30 pour déposer 2 Viennois et re partir plus au sud. Une belle sortie, sportive! Et une belle rencontre!